Je te cherche.
Tu me cherches.
Nous nous cherchons.
Au milieu de ce monde.
Cette drôle et triste ronde.
L´amour est couleur de tristesse.
En lui, à jamais finir.
A toujours...
Je te cherche.
Tu me cherches.
Nous nous cherchons.
Au milieu de ce monde.
Cette drôle et triste ronde.
L´amour est couleur de tristesse.
En lui, à jamais finir.
A toujours...
Ich stehe ganz leise auf. Du schläfst noch, mein alter Freund. Du atmest ganz flach. Du liegst in deinem Riesenhundebett am Fuß meines Bettes. Du darfst dich nachts in meinem Schlafzimmer ausruhen...
Je veux crever en tout honneur, sans fausse fierté.
Aux côtés des sans avenir, des malmenés.
Je veux à nouveau revivre ces douces heures.
A vouloir brûler tout ce triste malheur.
Je veux...
Un samedi matin clair.
Tu me regardes.
Je te regarde.
Nous jouons à cache-cache derrière nos bols de café et nos yeux s´écrivent à coeur perdu de douces mélodies.
Sur le rebord de nos...
Si je parle, si je parle.
Si je parle, parfois trop fort, trop longtemps.
Si toute cette misère me révolte.
Si toute cette indifférence me fait crier.
Si je m´oublie, si je t´oublie.
Pardonne...
A toi qui me semblait si loin et si proche à la fois.
Tu étais un homme.
Et j´étais un homme pour toi.
Je me demande parfois.
Fus-je enfant?
Un enfant?
Ton fils, parfois gamin...
Ce sont de drôles de fous.
Crois moi, mon amour!
Ils ne sont pas drôles pour un sou.
Ils nous feront marcher dans les cendres.
Du toujours au chaque jour.
Des cendres sans doux feux.
Tristesse...
Et si nous avions tout perdu. Nos rêves, nos illusions. Et si il ne nous restait que quelques désirs. Quelques miettes.
L´espoir de tenir quelqu´un dans ses bras. Des rêves d´un coeur qui répond...
Sag mir, liebst du mich immer noch so sehr?
„Sag mir, liebst du mich immer noch so sehr?
„Was für eine merkwürdige Frage, meine Schöne! Sicher liebe ich dich noch so sehr, meine Sanfte!“
„Was...
„ Dis moi! M´aimes tu? Encore? Si fort?“
„Quelle drôle de question, ma Belle! Bien sûr que je t´aime si fort, ma Douce!“
„Que ferais tu pour moi?“
„Je danserais avec toi des nuits entières...
Le café des brumes se trouve dans la rue des brumes. En quelque sorte, il vit là.
La rue des brumes est rue comme une autre. Ni trop courte, ni trop longue. Ni trop étroite, ni trop large. Un...
Que voulais tu de moi?
Dis le moi, pour une fois!
Que voulais tu de moi?
Sans détour,de bonne foi!
Est-ce là trop te demander!?
Une réponse pour toujours t´oublier.
Au fil des...
Les vents de mon coeur fou parcourent et font trembler tes cheveux.
D´un amour à peine avoué sous le regard attentif d´un soleil bleu.
Je me surprends, mes yeus collés à ton cou.
A compter...
Je suis un géant! Je suis un nain! Je suis un roi qui fuit son peuple. Aux murs de mon palais, il chante, danse pour moi. Pour soi-même aussi. Et je te cherche parmi la foule qui se brûle le reste...
L`appel de la nuit océane.
Je ne peux plus dormir. Je me lève. Je me lave et me rase.
Je sors de la maison. Dans la profondeur de la nuit. Je marche vers la plage.
Le vent porte au devant...
Ich kann nicht mehr schlafen. Ich stehe auf. Ich mache mich frisch, rasiere mich.
Und gehe aus dem Haus. Raus in die Nacht hinein. Zum Strand gehe ich.
Der Wind trägt milde Wärme vor sich hin...
C'est une longue route, toute droite, qui traverse des champs bien ordonnés.
Presque pas d'arbres!
Seulement cette terre humide bien proprement labourée.
Ces revers de sillons aux...
Mon Dieu! Regarde toi!
Etait-ce la peste? La variole?
Ce visage jonché de cratères
Cette couleur d´un gris pâle.
Arrête de me suivre!
De suivre les heures lourdes de...
Enorme gâteau lourd de miel sur les rebords de la nuit.
Crêpe flamboyante. Gâlette dorée douce dans l'attente de quelques rois mages.
Leur longue course. Leur voyage éclairé.
La lune,...
Et si tu pars, ne me regarde pas comme ça.
N'agite pas comme en revoir tes bras, une danse de mignons doigts.
Et si tu pars, surtout ne te retourne pas.
Ne me dis pas que tu m'écriras, prendras...
Petite libellule, tu tournes et tournes autour de moi. Et les battements rythmiques de tes ailes sont une douce musique pour moi. Un refrain qui se pose sur mon cœur. Petite libellule, de tes grands...
Kleine Libelle, du fliegst um mich herum, wieder und immer wieder. Und die rhythmischen Schläge deiner Flügel sind für mich eine sanfte Musik. Ein Refrain, der sich auf mein Herz legt. Kleine Libelle,...
Ich sitze unter einem sanften Maihimmel in Paris und trinke einen Kaffee auf der Terrasse des Café Leunefyn. Dort, ein paar Schritte entfernt von den Buttes Chaumont, einige Flügelschläge vom Canal...
Assis sous un ciel doux d’un mois de mai parisien, je bois un café d’un noir profond à la terrasse du Café Leunéfyn. Là, à quelques pas des Buttes Chaumont, quelques battements d’ailes du Canal Saint...
45 printemps
Qui se sont pris le froid au cul à pas mal d’hivers.
Trop de rouge sur tes lèvres.
Trop de noir sur le contour de tes yeux.
Tu me regardes. Et toutes ces étoiles collées à...
Ouvre moi les portes de ton cœur
Pour quelques jours, pour quelques heures
Et si parfois cela sera pour toi de trop
Alors je chanterai les silences et compterai mes mots.
Ouvre moi les...
Ein lauer Wind bringt Gülleduft in meinen Traum. Er geht auf und ab in diesem großen Raum mit den unzähligen Fenstern. Die Luft ist stickig. Warum, um Gottes Willen, macht keiner ein Fenster auf? „Macht...
Sie haben mich hier abgeladen. Mit ein paar tröstenden Worten.
„Das ist ein sehr schönes Zimmer, Papa, nicht wahr?“
„Alles wird gut gehen, du wirst schon sehen, Papa.“
Und dann sind sie gegangen,...
Ils m’ont déposé là. Avec quelques mots réconfortants. « C’est une très belle chambre, n’est-ce pas, Papa ? » « Tu verras, tout ira bien, Papa. »
Et puis ils sont partis, en silence. Ce silence...
Es sind nur ein paar Skizzen. Auf graues Papier geworfen.
Aufgebrauchte Leben. Kaum angefangen. Stumpfes Licht umgibt diese traurigen Gestalten im Morgengrauen.
Es regnet immer und immer...
Ich zog in diesen Krieg mit einer Portion Euphorie, Euphorie, die uns ins menschliche Leid und den Tod führt. Ich zog in diese Weite der Abscheulichkeiten, die der Krieg uns im Überfluss beschert...
Je suis parti à l'encontre de cette guerre, avec une portion d'euphorie, qui nous porte vers la misère humaine et la mort. Vers cette étendue d'atrocités, que la guerre nous distribue en abondance...
Der Atem des intimen Windes. Derjenige, der vor unserem Fenster singt und unsere Fensterläden durchbohrt.
Der Atem, der unsere Augenlider lieb und sanft streichelt, lässt unsere Augen lachen und...
Au fond du jardin, un oiseau bien bizarre me donne une de ses plumes. Pour écrire quelques mots. Quelques mots, quelques pensées qui se posent sur un morceau de papier quadrillé, bien blanc.
A...
Eine Tür geht auf, eine Tür geht zu. Ein leises Klicken, ein Mal, zwei Mal.
Und dazwischen, Vater? Ein leichter Wind läuft den Flur entlang, vorbei an den dunklen gemusterten Tapeten. Eine leichte...
Nichts ist für die Ewigkeit! Sowas sagen wir, einfach so. Aus dem Baukasten des Lebens! Es sind verwaschene, leere Worte. Sprüche, die wir täglich vor uns hinwerfen.
Irgendwann haben wir uns verloren. Nicht...
Paris, 18ème arrondissement. Un samedi de juin 1985.
Il faut chaud depuis des semaines et la ville est devenue un four à pain. Il fait chaud le jour, il fait chaud la nuit. Tous les gens...
Dein groteskes Gesicht.
Vernarbt.
Hässlich.
Wie du mich anschaust!
Voller Liebe.
Deine Liebe.
Eine Decke aus fahlem Licht.
Dein vernarbtes Gesicht.
Grotesk.
Hässlich.
Schritt...
Une maison frêle. Mince de quelques murs serrant des pièces étroites et vides.
Que reste-t-il encore ?
Quatre pièces et demi sur trois étages sans fin, bordées d'un vieil escalier de bois.
Que...
Quelque part sous la mer. Câlé sur son siège, face à l'écran sonar qui ne renvoyait que des images calmes, Xavier attendait la relève. Ils n’étaient plus qu'à soixante-dix lieues des côtes...
Paris, XVIIIème arrondissement. Rue Garreau. Appartement au-dessus d’une petite épicerie.
Michel jeta son pied droit hors du lit. Ne jamais se lever avec le pied gauche, c’était...
Ils ouvriront nos lettres, brûleront notre courrier.
Ils liront nos mots et tueront le reste de notre intimité.
Le ciel ne cesse de pleurer, si triste, si bas.
Le ciel s’est drapé d’un bleu...
Assis en terrasse d’un bistro du quartier Saint-Michel, je laisse mourir des morceaux de sucre dans mon café. C’est un joli soir de juillet. Les morceaux de sucre se dissolvent lentement et implacablement...
Les perles de pluie posées sur les carreaux des fenêtres.
Les perles de pluie qui bloquent mon regard.
Mon regard posé sur les aiguilles de l'horloge.
L'horloge de l'église Sainte Victoire,...
Am tiefgefrorenen See stehe ich.
Stramm stehe ich da. Strammer geht es gar nicht.
Mit kalten gestiefelten Füßen, eingepflanzt in verkrustetem Schnee.
Ich kann weder vorwärts noch rückwärts...
Paris. Xème arrondissement. Gare de l’Est.
Les feux rouges à l’arrière du train disparurent dans le premier virage en sortie de la gare de l’est. Ils étaient tous là, ses amis, plantés...
Il est lourd de toutes ses eaux grises et froides sous le ciel d’hiver, gris et tendu. Il a les pieds enfoncés au fond du lit profond et sombre et cela lui donne tant de peine à bouger, à avancer...
Les voyageurs qui entrent dans la Gare du Nord ont de la pluie sous leurs semelles. Les quais gris prennent alors une couleur noire brillante. Il est déjà bien tard et entre quelques trains de banlieue,...
Am Bahnsteig stehen wir, mit all den Koffern, die wir fest umklammern.
Und der Schaffner blickt merkwürdig drein. Ich glaube, in seinen Augen verdurstet das Licht. Am Bahnsteig stehen wir, warten...
Elle avance à petits pas, un peu vacillants. Tout semble être frêle en elle. Elle a un petit corps bien fragile, une coquille d’œuf d’un jaune pâle et d’une épaisseur bien fine. Et tout doucement,...
Dans un dernier élan,
Un dernier tour de force,
L’automne pose une nappe d’un bleu bien pâle sur une terre bien lourde d’un noir humide.
Des guirlandes de feuilles rouges et jaunes or, portées...
Ich warte auf dich und ich weiß, dass du heute nicht kommen wirst. Und morgen auch nicht. Das lange Warten ist gepflastert mit unzähligen Tassen Kaffee. Nun sitze ich alleine im Nieselregen.
Oktober...
Nous nous rappelons bien sûr de l’avoir donné bien en entier et pourtant on nous la rend tout sec et grignoté. Et des voix portées par des vents froids vous chantent sans cesse la chanson des prisonniers...
Nous étions tous les trois assis sur un toit d’une maison bordant la rue des Trois Frères. Nous avions posé nos pieds contre la gouttière et posé le téléviseur de poche dans ce morceau de zinc. Otto...